Louis XV:
dès 1722, l'architecture intérieur civile se modifie : on
crée les "petits appartements", l'échelle décorative
des ameublements s'en trouve totalement changée. D'autre part,
vers 1735, Oppenordt, Meissonnier, Nicolas Pineau introduisent en France
la "rocaille". A ce système se joint un exotisme fomenté
par de nombreux collectionneurs d'objets d'Orient. Bientôt, les
singeries succèdent aux chinoiseries, puis ce seront les "turqueries".
La chambre d'apparat se garnit de meubles, certains sont nouveaux . On
trouve la coiffeuse ( poudreuse), la commode ( toutes dimensions, avec
ou sans traverses apparentes, à trois rangs de tiroirs ou à
deux plus légères à longs pieds, la table de chevet,
l'en-cas, le secrétaire "à dessus brisé",
le secrétaire à abattant, les petites tables "volantes",
bureaux plats, de nombreuses boiseries ornent les demeures. L'époque
Louis XV a donné, la première une affectation spéciale
aux pièces du logis. Elle a créé le salon et la salle
à manger, pour laquelle elle a inventé les tables rafraîchissoirs
et les servantes. C'est le style des courbes. Riche ornementation de bronzes
dorés et ciselés ( soulignant les formes). Les ébénistes
plaquent le bois de rose, l'amarante, le satiné, le bois de violette...Les
décors montrent des chinoiseries, les thèmes de la mythologie,
les fleurs, la marqueterie de cubes, feuilles d'acanthes.
La faïencerie a prospéré à
Rouen, Marseille, Moustiers, Strasbourg.
C'est sous Louis XV que le poinçon de jurande
ou "J.M.E." devient obligatoire, 1743.
Transition: subsistance
de caractéristiques Louis XV ( pieds galbés) sur des meubles
annonçant déjà le style Louis XVI ( caisses de commode
droites dont les décors, moins exubérants, bronzes, entrées
de serrures ou marqueteries sont Louis XVI ), secrétaires à
abattant droits, sans doucine, sur un piètement encore Louis XV.
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